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Avant le Port de Cotonou et jusqu’à
la fin du XIXe siècle, les échanges commerciaux
maritimes se faisaient en deux points du Littoral : Grand-Popo
et Ouidah.
En
ces points, le débarquement et l’embarquement
des marchandises et des passagers s’effectuaient par
transbordement sur des pirogues qui assuraient la liaison
entre les navires mouillant en rades foraines et le rivage.
On enregistrait alors beaucoup de pertes (y compris en vies
humaines) et d’avaries.
Puis
en 1891, le wharf fut construit à Cotonou. C’était
une passerelle métallique avancée dans la mer
jusqu’au-delà de la zone perturbée par
la barre ; ainsi les opérations pouvaient se faire
dans une eau relativement calme.
En
raison de la sécurité et de la rapidité
qu’elle offrait pour le transbordement, cette porte
d’accès maritime supplanta rapidement Ouidah
et Grand-Popo. Une flottille de 8 chaloups et 26 barcasses
faisaient la navette entre les navires encrés en rade
et l’aplomb des grues, à l’extrémités
du wharf.
Cet
ouvrage, d’une longueur de 400 mètres, a subi
des améliorations en 1910, puis en 1926, 1928 et a
permis d’assurer un trafic en progression. En 10 ans,
on a assisté à un doublement du trafic, qui
devait atteindre 304 000 en 1960. L’idée d’une
solution moderne à ce problème s’imposa
alors.
La
construction de la première partie du Port a fait l’objet
de nombreuses études réalisées par le
Bureau Central d’Etudes des Equipements d’Outre-mer
(BCEOM) et la Société Grenobloise des Etudes
d’Aménagement Hydraulique (SOGREAH) et diverses
missions de 1952 à 1959. L’examen approfondi
des différentes solutions (Port à accumulation
de sable, Port à transit artificiel de sable et Port-îlot)
a abouti pour des raisons économiques et politiques
aux choix du Port à accumulation de sable, en eau profonde
à Cotonou.
Ce
type de Port a la prophétie de créer un plan
d’eau calme et d’arrêter, grâce à,
l’ouvrage de protection Ouest, le sable du transit littoral
; il permet d’utiliser la zone de remblai gagnée
sur la mer pour des extensions du Port vers l’Ouest.
A l’Est, par contre, il faut prévoir des ouvrages
pour lutter contre l’érosion.
Les
travaux relatifs à cette première partie confiés
à deux groupes d’Entreprises, ont été
réalisés de Novembre 1959 à Juin 1965.
La cérémonie officielle d’inauguration
a eu lieu le 1er Août 1965.
Le
besoin d’une extension s’étant avérée
une nécessité dès 1972, eu égard
au trafic sans cesse croissant du Port de Cotonou, l’étude
de l’agrandissement a été confié
au BCEOM.
Les
ouvrages issus de cette étude sont implantés
sur les terrains précédemment gagnés
à l’Ouest du Port.
Les
travaux d’extension commencés en Mars 1979 on
pris fin en 1983.
Après
la première extension du Port, extension qui a doublé
les capacités de traitement du trafic, le Port Autonome
de Cotonou avec l’appui des Autorités Nationales,
s’est attelé à l’amélioration
de la productivité et du service rendu.
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